Par KIKANGALA NGOY Jeanneau, Professeur Associé à l’Université de Kinshasa
INTRODUCTION
Le caractère évolutif des faits sociaux est généralement source d’une angoisse qui
peut commander une recherche, dictée par le souci de compréhension et de maitrise
de la complexité de la nature. La recherche est pour les sciences sociales, une
activité de quête objective des connaissances sur des questions factuelles, la science
factuelle découlant de l’observation des faits, en même temps qu’elle est chargée
des considérations théoriques utiles pour l’avènement d’une science explicative. La
recherche est donc pour les sciences sociales, un processus qui relève du désir de
mieux faire comprendre les significations des conduites collectives, et qui semble
être associé à celui de mieux faire saisir les logiques de fonctionnement d’une
organisation ou d’une institution.
Avec le perpétuel changement qui marque l’environnement qui entoure l’être
humain, la place est à la peur qui déclenche naturellement une angoisse qui affecte
l’existence. Autrement dit, il est décelé ce qui peut être considéré comme une
angoisse qui conditionne l’existence même de la société. Et la notion d’angoisse
étant empruntée de la philosophie, il est évident qu’elle se rapporte à un besoin réel
au sein de la société, qui selon le cas, peut tenir de la recherche fondamentale et/ou
de la recherche appliquée.
Par ailleurs, la concrétisation de ces dimensions de recherche est couronnée par un
savoir qui dans un contexte de refus de changement ou de résistance à celui – ci,
par la scotomisation, peut faire l’objet de curiosité pour les uns et de l’indifférence
pour les autres. Qu’à cela ne tienne, la mission sociale et existentielle de la science
découle du fait qu’elle coordonne les forces de la nature, pour l’accroissement de la
capacité productive et l’émergence de l’égalité des humains à travers l’universalité
du bien – être.
C’est ici le lieu de situer les représentations sociales de ce secteur de recherche
scientifique. Il faut avouer que les connaissances des praticiens diffèrent de celles
des spécialistes. Et ces derniers ont le devoir d’éclairer les autres à deux points de
vue : – ils font avancer le savoir à travers la vérification des hypothèses utilisées,
cela pour éprouver les théories existantes, – ils sont supposés être à la recherche des
solutions à des problèmes rencontrés, autrement dit, ils sont préoccupés par le
développement des outils propres à inspirer la modification des pratiques en cours.
De ce qui précède, les préoccupations qui découlent de cet état des lieux sont
élucidées à travers une analyse qui repose sur deux axes. Il s’agit de : l’angoisse
existentielle, les objectifs de la recherche et l’acquisition des connaissances ; la
problématique de la recherche scientifique.







Avis
Il n’y a pas encore d’avis.